LES INTERVENANTES du stage :

Agnès Arnault, animatrice d’ateliers d’expression créatrice

La rencontre avec ma créativité s’est faite à travers la peinture en lien avec une amitié. J’avais une vingtaine d’année et j’étais comme un enfant mu par le désir à faire des formes, à jouer avec les couleurs et la matière.

J’ai alors cherché à approfondir cette voie à travers des techniques. Mais rapidement le plaisir et le jeu ont disparu, remplacés par des savoirs et des connaissances. Je ne retrouvais plus le goût de la liberté que j’avais contacté lors de mes premières expériences.

J’ai alors continué ma route et j’ai découvert un lieu qui portait le nom d’ «Atelier d’Expression Créatrice». Je pouvais enfin peindre librement sans consigne, jouer avec les matières et les couleurs aux côtés de personnes portées par les mêmes désirs. Espace de création dans un climat de simplicité, de convivialité et de non-jugement. Ma créativité a pu alors s’éveiller. Je me suis laissée guider par la peinture, entrainée par ses formes, ses tâches, ses traces, ses couleurs, ses traits. Il n’était plus question d’opposer le beau au laid, il s’agissait simplement de suivre son intuition.

La peinture est alors devenue un refuge, un rendez-vous avec moi-même, où mes émotions et sentiments ont pris place sur la toile.

Touchée par l’humanité depuis mon enfance, sentiments renforcés par mon parcours de travailleuse sociale, j’ai alors développé la conviction profonde que tout être humain est doté d’un potentiel de créativité, potentiel qui peut s’éveiller à tout âge dans certains lieux et circonstances.

Désireuse de transmettre au monde ces énergies créatrices contactées dans ces ateliers, je me suis formée à l’animation d’ «Atelier d’Expression Créatrice» à Asphodèle Paris 11è, organisme qui s’inscrit dans le mouvement de l’Art Cru .

Elise Guéret, artiste et psychopraticienne en psychologie relationnelle

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé avoir les mains dans la matière. Que ce soit dans la pâte à tarte, dans le sable de la plage, dans la gadoue, ou encore dans le bain en me faisant « des gants blancs » avec le savon.

Mais en grandissant, ce fragment d’âme d’enfant créative s’est éloigné de moi. Est-ce seulement dû au souvenir d’avoir été, à l’école freinée dans mon élan créatif par une professeure d’art plastique jugeant mon dessin non conforme à ses attentes ? Ce jour-là, c’est sûr, j’ai ressenti un fort complexe de ne pas savoir dessiner et d’être « nulle ».

Malgré tout, mon instinct créateur a toujours été là : utiliser mes mains pour bricoler, me régaler des couleurs sur la toile, repeindre les murs de ma maison, voir la terre changer de forme, découper des images qui me parlent, créer des bijoux, etc.

Quand la création a été absente trop longtemps dans ma vie, ma santé en a pris un coup.

C’est d’ailleurs le mal qui m’a dit combien le processus créatif est indispensable à la Vie, combien il est guérisseur.

Créer est devenue une hygiène de vie, un besoin primaire.

L’imagination me permet de trouver des solutions à mes problèmes ; l’observation, de voir ce qui est à ma disposition pour « faire » ; le lâcher-prise, de m’autoriser à oser ; et l’action, de concrétiser mes pensées.

Me détacher du résultat pour faire avec ce qui est là, dans l’instant présent. Me laisser aller à mes impulsions sensorielles, visuelles. Sentir l’énergie de l’inspiration. Savourer le moment de la réalisation. Oublier le monde extérieur. Rentrer dans ma bulle, au plus profond de moi, le temps de l’expression créatrice.

Revenir à mon potentiel créatif, trop souvent caché sous le couvercle des peurs ou des « qu’en dira-t-on », me libère des émotions, des tensions et me révèle à moi-même là où je m’attendais pas. J’apprends alors à savoir qui je suis.

Retrouver mon âme d’enfant, curieuse, candide, intrépide, joyeuse et la libérer dans ma vie d’adulte pour enfin revenir à Soi, sur mon chemin de vie.

Aujourd’hui, psychopraticienne en psychologie contemplative et artiste, j’ai à cœur d’accompagner aux changements de vie et au mieux-être par une exploration de soi-même dans la matière par des médiums inspirants pour chacun.e.

Muriel Haquin, facilitatrice de BiodanzA, praticienne de l’écoute empathique

J’ai rencontré la Biodanza il y a quelques années déjà. De cette rencontre a surgi un chemin de vie extraordinaire où détermination, sensibilité, créativité et joie de vivre ont appris à cohabiter harmonieusement.

Chaque jour, le chemin « se crée », différent, coloré, en relief, en contraste, en douceur, en rires, en compréhension … et demande à être emprunté pleinement.

La Biodanza m’a appris à m’engager sur ce chemin, à me laisser guider par mon intuition au dedans, tandis que mes pas laissent leur empreinte sur le sol comme autant de traces de mon passage sur cette Terre. cJ’aime envisager la Vie comme une cour de possibles à chaque instant renouvelés.

Au fil du temps, danser apparaît comme une véritable immersion amoureuse dans laquelle nous nous recréons à l’infini. C’est un grand bonheur, un immense privilège de cultiver ce possible lors de séances individuelles centrées sur l’écoute et le mouvement, ou d’ ateliers hebdomadaires, ou encore dans la co-création de stages dont l’objectif est toujours d’aller à la rencontre de soi de manière bienveillante.

L’écoute empathique m’apporte les clés de l’accompagnement des personnes et des groupes. En recevant une écoute attentive, chacun/chacune reçoit une validation de qui il/elle est, et s’agrandit intérieurement au travers des expériences vécues lors des ateliers. J’ai à coeur de faciliter cette vivance qui amène à pleinement déployer son potentiel de créativité existentielle, et donc à récupérer sa pleine liberté d’être.